P.E. Stérin est associé et investisseur de Monasphère. Selon lui « agir pour le bien commun » c’est s’enrichir grâce à l’évasion fiscale pour, par exemple, financer des projets communautaristes chrétiens1.

Je préfère éviter de payer l’impôt, et ainsi gagner plus d’argent, pour le redistribuer, au profit de projets que nous sélectionnons.

Millionnaire français, catholique et pratiquant, P.E. Stérin en tant que libertarien revendiqué s’oppose à l’Etat et à son administration qu’il décrit comme « infiltrée par un certain nombre de personnes véhiculant une idéologie socialo-communiste extrêmement préjudiciable ».

Malgré tout, il déclare sans hésitation que sa « seule ambition dans la vie est de devenir saint2 » (ce qui, paraît il, pourrait ne pas être une mince affaire tant « il est plus facile à un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu3 »).
Il explique avoir maintenant troqué ses ambitions matérielles contre une quête spirituelle. Elle semble cependant identiquement habitée par cette même logique aussi personnelle que mercantile du retour sur investissement : « mon ambition dans la vie est de faire en sorte que ce très court passage sur Terre puisse me permettre d’optimiser mes chances une fois là-haut de basculer du bon côté ».

Après avoir gravité un temps auprès de Marion Maréchal4, P.E. Stérin est maintenant présent dans l’entourage d’Eric Zemmour5 (dont il serait un des financeurs de campagne6). Personnage sur bien des points comparable à Vincent Bolloré, il continue de « chercher son champion politique »7.