La constitutionalisation de la liberté de recours à l’IVG a mis en lumière le décalage complet entre certaines positions sclérosées de l’Eglise catholique romaine et celles de la société française, largement sécularisée. Certaines réactions du monde catholiques ont été vives, démontrant s’il en était besoin que cette liberté était bel et bien encore contestée par certains.
Pendant que l’on peut lire dans La Croix , une femme éditorialiste réservant à l’évènement un accueil mesuré, emprunt à la fois de réalisme et d’humanisme :
« Nul ne peut juger du choix d’une femme de recourir à l’IVG », rappelant que « l’IVG participe de la santé publique, pour éviter le pire », et de conclure que même si « c’est une mauvaise solution, […] il ne faut pas l’interdire […] mais tout faire pour que son recours diminue ».
Bozo quant à lui, nous gratifie d’un communiqué
des plus réactionnaires.
Contre « l’anesthésie des consciences », il en appelle au « réveil » pour faire machine arrière…
Le succès auprès des sites traditionalistes catholiques de droite radicale est immédiat : s’il est repris in extenso par le Salon Beige, Riposte Catholique lui fera l’honneur de l’accompagner de la réaction du même tonneau de son collègue de la communauté Saint-Martin : Marc Aillet (homophobe
, poutinophile
, antivax
, et seul évêque de France à avoir refusé
d’ouvrir les archives de son diocèse à la commission Sauvé chargée d’enquêter sur les abus sexuels dans l’Eglise….).
