Nous en apprenons un peu plus avec le dernier conseil municipal (qui s’est tenu le 20 juillet 2023) sur les questions relatives aux terrains du bas du verger de l’abbaye, autrefois objets d’une convention avec la mairie, qui autorisait leur utilisation pour l’intérêt du plus grand nombre, et en particulier pour celui des habitants de notre village.
Légende.
Durant des mois, le diocèse a fait mine de prendre part aux négociations proposées par la mairie pour racheter une partie de ces terrains et en conserver l’usage collectif, réservant sa réponse, sans cesse repoussée.
Sans surprise, le couperet est finalement tombé par la bouche du prieur de l’abbaye « il y a moins d’un mois », rapporte le maire, affirmant que « jamais il ne vendra ce terrain », et assurant avoir donné des consignes en ce sens au diocèse, actuel propriétaire.
Chacun pourra juger de la pertinence de l’argumentation du prieur, pour qui « à partir du moment où il y a un enfant sur ce terrain, ça fait du bruit et ça [nous] gêne », mais qui n’hésite pas à héberger de jeunes scouts
durant l’été, et dont la communauté religieuse a choisi de s’installer dans une abbaye littéralement mitoyenne d’une école publique…
Une autre question immobilière a été abordée : le conseil municipal à donné son accord pour que la mairie préempte la vente d’une partie des anciens terrains de cultures maraîchères en bord de Briance (une bande de terrains + une grange) et dont les moines se portaient acquéreurs.
Le travail d’expansion immobilière des moines et de leur réseau traditionaliste religieux et politique, dans le village et alentours, est à l’œuvre…
Grange et terrains (quelle surface ?) pour lesquels les moines se portent acquéreurs.
Et du côté de Monasphère ?
Concernant Monasphère
, le projet immobilier communautariste chrétien dont le Diocèse et l’abbaye de Solignac sont partenaires, c’est le calme plat depuis l’échec à L’Ile Bouchard. Et même si des incivilités ont été à déplorer (l’arbre de la laïcité planté en 2022 a été scié l’année suivante durant la semaine sainte…), le collectif bouchardais veille au grain
: « On n’est pas à l’abri de revoir un projet de cette nature germer sur la commune. »
Un intéressant article
de mars 2023 de l’Express (consacré à Pierre-Edouard Stérin
, milliardaire simili Bolloré derrière le projet) qualifie Monasphère de « projet avorté ».
Faut-il s’en réjouir ? Rien n’est moins sur. Il y a 1 an le renoncement était annoncé comme temporaire
, et le projet seulement « en sommeil
».
Le site de Monasphère est toujours en ligne, et si le partenariat avec L’Ile Bouchard a été retiré, celui de l’ICRSP (institut traditionaliste implanté à Limoges
avec le soutien de Bozo), de l’abbaye de Solignac, et du Diocèse de Limoges (ainsi que la promotion apportée au projet par Bozo en personne) y sont toujours en première page…
Site de Monasphère 2023 avec les partenariats de l’ICRSP, du diocèse de Limoges, de l’abbaye de Solignac, ainsi que la promotion de l’évêque Bozo.
