Clergé.

Les deux seuls acteurs du clergé local auxquels nous nous sommes intéressés, ne font plus partie du diocèse de Limoges depuis l’année dernière.

Le chanoine Alban Denis.

Rappelons que nous avons ici souvent évoqué Alban Denis (ce religieux catholique et acteur de l’extrême droite médiatique, que ce soit dans la presse nationale ou sur les réseaux sociaux) qui, au sein de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP : communauté catholique proche de l’intégrisme et du royalisme) a longuement porté le Cours Saint Martial , l’école catholique traditionaliste hors contrat actuellement en cours d’implantation au Vigen.
Après 7 ans en poste à Limoges, le chanoine Denis annonce l’été dernier son départ pour l’Italie, et son remplacement en septembre 2025 par le chanoine Liam Dodd.
Il parle alors « des responsabilités plus tranquilles […] en vue d’une dolce vita spirituelle bienvenue », ce qui a de quoi surprendre de la part de ce militant religieux d’extrême droite médiatiquement prolifique, D’autant plus étonnant que son activité de chroniqueur s’est brutalement interrompue, sans la moindre explication, en novembre 2025.

« il fait actuellement l’objet d’un procès canonique »

En réalité , une plainte a été déposée contre lui dès la fin de l’année 2024 auprès de l’évêque Bozo, l’accusant de sollicitations sexuelles envers une femme mariée. C’est cette affaire qui constitue la véritable raison de son départ et qui explique qu’il fasse aujourd’hui l’objet d’un procès canonique.

Depuis, l’ICRSP de Limoges et le Cours Saint Martial ont largement expurgé leurs différents supports internet de tout ce qui pouvait faire référence à Alban Denis.

L’évêque Pierre-Antoine Bozo.

Pierre-Antoine Bozo a été nommé évêque coadjuteur à La Rochelle en aout 2025, avec installation à l’automne, et a donc quitté le diocèse de Limoges. Depuis lors, le siège est resté vacant et un administrateur diocésain temporaire a géré les affaires jusqu’à aujourd’hui, avec la nomination par le Pape Léon XIV de son successeur : Benoît Aubert .
Même si Bozo ne peut pas être réduit à cela, pour nous à Soli Niaque il restera celui qui aura facilité l’installation de l’intégrisme et du conservatisme catholique dans un diocèse qui n’en souffrait que peu.

Pour d’autres il n’aura pas non plus laissé que de bons souvenirs.
Rappelons que l’année 2025 a été marquée par l’explosion du scandale de l’affaire de Betharram, un événement qui a permis à celui d’Ozanam, à Limoges, de voir le jour. Cette révélation a ouvert la voie à la reconnaissance des victimes de violences sexuelles et de châtiments corporels infligés dans les années 1970, mettant ainsi fin à plus de cinquante ans d’omerta au sein des institutions religieuses.

« une compassion de théâtre »

« Le départ de l’ancien évêque Pierre-Antoine Bozo vers le diocèse de La Rochelle a […] considérablement fait progresser la position du diocèse de Limoges sur la question des victimes de violences sexuelles dans l’Église […] dès l’instant où Pierre Morin […] a pris sa succession, tout a été très vite […] pour rappel, le collectif des victimes d’Ozanam avait fustigé la position du diocèse de Limoges, en juillet dernier, lui réclamant « autre chose qu’un lavage de mains à la Ponce Pilate », et reprochant à Pierre-Antoine Bozo « une compassion de théâtre ».»
(Source : Le Populaire du 4 mars 2026)

Commerce.

Pendant que les commerces locaux sont démarchés toujours un peu plus loin (et souvent avec succès), pour vendre la « bières de l’Abbaye de Solignac » (et aider ainsi à financer davantage les retraites intégristes proposées par les moines de Solignac), certaines étiquettes mentionnent maintenant des lots qui sont brassés à Vallière, près de Felletin, en Creuse.

On se rapproche, mais non pas encore : la bière de l’Abbaye de Solignac « co-élaborée avec des spécialistes », n’est toujours pas « de Solignac »…


Elections municipales.

Au Vigen, la liste sortante de Jean-Luc Bonnet , le maire qui voit d’un œil bienveillant l’installation sur sa commune d’une école hors contrat traditionaliste catholique proche de l’intégrisme, de l’extrême droite, et de l’Action Française locale , a été ré-élue.

A Solignac, c’est une liste favorable aux moines , et dont nous disions la défiance qu’elle nous inspire, qui a été élue.


Dans ce contexte, la veille laïque solignaquoise s’avère plus nécessaire que jamais.
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